22 avril 2012


Entre les gouttes

Cette année le mois d’Avril est climatiquement sinistré. C’est comme ça. Giboulées, bourrasques, neige en altitude, on remet du bois dans les foyers, comme si l’hiver revenait sur ses pas, comme si les arbres n’avaient pas reverdi… Ce dimanche donc, au moment où le réveil a sonné on entendait crépiter la pluie sur l’asphalte de la cour.
Ma compagne a dit : « Pas de regret ». et elle s’est tournée de l’autre côté.
Je me suis dit : « Lève-toi, ne serait-ce que par soumission à ta vessie, et on verra ».
D’emblée peu optimiste, je me suis vêtu en « tous les jours ». Je me suis dit : « Comme ça tu seras habillé pour aller chercher des croissants».
Et puis des déchirures se sont montrées dans le ciel, on voyait des lambeaux de bleu. Il était 7h20, rendez-vous à 8h, je me suis déshabillé à toute vitesse, j’ai enfilé les chaussettes, le cuissard et ce qui s’ensuit, le vélo était déjà sur son porte-vélo, et me voilà parti. Le long du chemin je me disais :  « Tu y vas pour faire demi-tour tôt ou tard ». J’avançais, la pluie se faisait rare. Je suis arrivé à la halle en même temps qu’une faible ondée. J’ai un peu interrogé la bande à Pierrot. L’envie de rouler semblait être la risée de leur goguenardise. Leur confiance dans le ciel paraissait au plus bas. Ils ont continué à blaguer à l’abri, mais ils avaient du en conclure que finalement on pouvait se lancer malgré la menace, suffisamment convaincus que les précipitations ne seraient qu’éparses et faibles, car soudain je les ai vu tous en selle lever le camp. Or sur ces entrefaites Mathieu venait d’arriver. Le temps de réfléchir, la bande à Pierrot devait être déjà loin.
Alors on a sauté sur l’occasion, lui et moi, et Patrick, venu faire connaissance avec le CCPL, pour rouler avec les valeureuses du groupe à Michou qui, lui, n’était pas là. Et les souris dansent. Nous avons donc eu le privilège de nous joindre à Aline, Marie-Claude, Fabienne, Claudette, Sylvie, excusez du peu.
Aline fut notre guide, sur les crêtes aux vues splendides, entre les terres vertes de Lahourcade, celles de Lucq-de-Béarn, Vielleségure et Mourenx.
On s’attendait en haut des côtes, on papotait sur le plat, on a changé la chambre-à-air de Claudette, le bonheur, quoi.
Au moment de la pause, où l’on eut l’unique averse, nous nous sommes mis au sec sous la galerie sur la façade de la gendarmerie de Mourenx.
La rue avait le calme d’un frais dimanche.
La pluie fut brève et maigrelette.
Un rayon de soleil baignait les palmiers.
Y.C.

 

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