Oeufs de Pâques 2011



On critique souvent le groupe 3. Une bande de dingues aux jarrets de feu, qui ne pensent qu’à se tirer la bourre en faisant exploser le compteur et les jambes des copains. On a raison, car cela fait toujours du bien de dire du mal de son prochain. C’est rassurant, d’identifier le bien et le mal, et de s’imaginer que l’on délimite leurs territoires, en se disant que l’on est du bon côté, feignant d’oublier que chacun de nous peut avoir deux visages, et que l’on n’est pas toujours fier de l’image que nous renvoie le miroir.
Or cette année, renouant avec la tradition, nous roulâmes le lundi de Pâques. Nous allâmes de conserve, groupe 2 et groupe 3. Ce qui fut une hilarante fusion. Car les fêlés aux jarrets atomiques sont de chaleureux compagnons. Et même s’il fallut s’accrocher à leurs roues incandescentes en serrant les dents, ce fut un plaisir de participer à cette délirante bouffonnerie pédalante.
Il faut avoir entendu Philippe L. éperonner Michel C. dès que la route s’élève un tant soit peu, « allez Michel, allez ! allez ! », il faut avoir vu Michel C. fuser comme un cheval fou à l’assaut de la moindre bosse dans un déhanchement dément de percheron survolté, pour comprendre ce qui anime ces coursiers dominicaux. Il faut avoir assisté à une séance de remplacement d’une chambre à air déficiente, sous les encouragements scandés en rythme par ces lascars déchaînés, pour mesurer la solidaire amitié qui les lie, si talentueusement mise en lumière par Michel C. dont le récit pascal nous fait percevoir l’harmonie des cloches et bourdons de ce joyeux peloton.

 

Lorsque nous parvînmes, lancés comme un tgv sur les quelques hectomètres de route de Bordeaux qui nous séparaient de l’auberge Salis, le joli visage de Sylvie était écarlate et constellé de gouttelettes de sueur, mais aussi illuminé d’un sourire qui à lui seul résumait le bonheur que nous avions eu à rouler ensemble.

C’est donc autour de l’appétissante omelette, que les excellents cuistots de cette hospitalière maison avaient généreusement truffée de jambon et de champignons, que l’on rejoignit le groupe 1, amené comme toujours à bon port par l’expérimenté Michou.
La photo prise par Jean-Pierre avant de remonter sur nos vélos illustre l’ambiance qui baignait la table où nous étions tous réunis, et qui nous porta ensemble, sur la douzaine de kilomètres qui nous séparait de Poey.

 

Yves.

 

Le sourire radieux de Sylvie à l'image de nos cyclos ravis de leur expédition pascale.

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