3 Avril: "Histoire d'eau" pour une Ouverture en Pays Basque....

Le Bureau du CCPL était bien représenté pour l'ouverture du CODEP 64
Le Bureau du CCPL était bien représenté pour l'ouverture du CODEP 64

Vendredi le printemps faisait sa première surchauffe. 28°C.
Samedi beau encore, mais dans l’après-midi, happés par l’appel d’air, des nuages couleur de terre avaient mis le ciel en bataille.
Vers le soir ils s’étaient dissipés, le vent avait faibli et l’on se disait que dimanche ne serait pas aussi calamiteux qu’annoncé.
En matière de météo, souvent les cyclistes sont pessimistes. Nous étions quatre au départ de Poey ce 3 avril, jour d’ouverture départementale à Anglet : Gh, K’za, JJ et moi. Les premiers crachins ont brouillé le pare-brise vers Orthez. Le ciel entier n’était plus qu’une plaie sinistre.
A l’approche de la côte il y eut l’esquisse d’une lueur, bref témoin de la persistance d’une lumière, on n’aurait su dire où, par delà la grisaille sans haut ni bas, ni nord ni sud.
Mais chine-gare et saucisse étaient là, fumant sous une toile, sur le bord du stade où campaient les Mailhouns, tribu locale à deux roues.
Le ventre réjouit, nous prîmes la route sur nos bécanes en suivant les flèches vertes.
Et le crachin revînt. Mais nous étions partis. On pardonne à la pluie quand elle surprend en cours de route. On la déteste quand elle est déjà là au réveil, brisant dans l’œuf nos désirs et nos espoirs.
Longer la mer, descendre dans la Chambre d’Amour, remonter, parcourir les rues de Biarritz au matin, son vieux petit port serti dans la calanque basque, prendre la passerelle jusqu’au pied de la Vierge, fut un bonheur comme il en naît, chaque fois qu’en suivant la ligne qui sépare la terre de l’eau on laisse l’esprit s’embarquer pour les horizons.
A Bidart on a piqué vers Ahetze, puis Arcangues, et le retour se fit sous une averse fine et cinglante le long de la Nive par la voie de halage. Nous étions ruisselants sous les gerbes boueuses projetées par les roues arrières des copains de devant. De longs bateaux fendaient le courant dans la cadence des avirons. D’un barrissement à coucher les roseaux, K’za hélait les rameuses, alors qu’au loin on apercevait les flèches de la cathédrale de Bayonne.
De retour au stade Jean-Moulin, la douche des vestiaires nous régénéra.
Je crois que c’est à ce moment-là qu’on sut que l’on avait eu raison de vouloir rouler sans se soucier du ciel, ce matin-là.

Yves.

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