MATIN DE VELO.

Debout 7h39. Je ne me rase pas. Plus tard. Demain. Ca va piquer mais quand je pédale je n’embrasse personne. Mes épines ne grifferont que l’air.
Pas de douche non plus. Pas besoin de sentir bon, on ne s’embrasse pas. A 20 km/h il y a d’ailleurs assez de brise pour évaporer les sueurs glauques de la nuit.
Je traîne mes savates jusqu’à la cuisine, je mets la bouilloire en route d’une main, presse une orange de l’autre. Je pèle un kiwi. De la tarte à la rhubarbe. Du pain. Pas trop. Sinon les douloureuses aigreurs d’une digestion confisquée par les jambes me mèneront la vie dure dans les côtes.
Du monde sous la halle à 9 heures. Du monde content de se retrouver au dessus de 0°C.
Les tambours du groupe 3 ont pris leur envol. Michou a rassemblé ses fidèles du groupe1.


Dans le groupe 2 on est beaucoup. Le groupe 2 a évolué depuis dix ans que je le connais. On roulait à 20 – 22 de moyenne. Aujourd’hui c’est 22 – 24. Pas dans la montagne, bien sûr, mais quand même. On a accéléré. Le groupe 2 change. Ce matin il comportait la bagatelle de 28 unités.

Il y a des gars du 3 qui ne roulent plus dans le 3 mais qui sont assez costauds pour faire souffrir le peloton. Il y a des gars du 2 qui ne roulent pas dans le 3 mais qui sont assez costauds aussi et qui aiment castagner la pédale.
Alors on a été d’accord pour que tout le monde se sente bien.
Les castagneurs se sont donné l’autorisation de s’échapper. Et je suppose qu’ils ont eu du plaisir à affoler les manivelles ensemble.
Les autres se sont autorisés à rouler à leur allure, celle qui leur plaît, sans souci de devoir se défoncer pour rattraper les cavaliers du vent. Il y avait dans ce peloton-là, célébrons ce beau jour, Monique et Aline, des femmes du 1 qui avaient eu envie de rouler dans le 2. Je ne crois pas m’avancer trop loin en disant qu’elles en furent heureuses. Même si certains passages ont pu être un peu rudes, il me semble qu’elles ont été satisfaites de leurs jambes.
Pour conclure : le CCPL est un être vivant, qui vieillit par un bout, se rajeunit par l’autre, un être vivant qui change comme tout le monde change, avec le temps. Des nouveaux arrivent, le terreau s’enrichit. Les anciens donnent leur expérience, ça fait de l’engrais.
Notre recherche mutuelle du respect de l’autre promet de belles récoltes sur nos routes communes…

yves coupel

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